La nuit du trente-et-un
par Ambre Tytgat
La nuit d’Halloween s’installe, emportant avec elle les derniers reflets dorés de l’automne. Sous la lueur des réverbères défectueux, les ruelles se peuplent de créatures : sorcières, fantômes, monstres aux yeux perçants… Un vent glacé siffle entre les maisons, emportant avec lui le rire d’une âme égarée ou le murmure d’un secret à jamais enterré. Les feuilles mortes, balayées par le vent, chuchotent sous des pas pressés, des pas fuyant leurs assaillants. Sur les perrons, des yeux pétillent derrière les masques, à la recherche de friandises, mais aussi de frissons. Chaque porte ornée de citrouilles devient une invitation aux ténèbres, et chaque ombre semble dissimuler la frontière entre le réel et l’imaginaire. Un rire cristallin, trop aigu pour être celui d’un enfant, s’évanouit dans la nuit. À Halloween, tout est possible…
Le rêve se mêle au cauchemar, et le monde des vivants effleure celui des esprits.