« Une coopérative, c’est réaliser un projet pour faire en sorte de gagner tous ensemble »
par Ambre Tytgat
L’administrateur du bar coopératif « The Warlord Tavern », situé dans le centre de Tournai, Sébastien Janssens, est convaincu du principe d’économie sociale. La coopérative rentre dans cette économie, on ne cherche pas à gagner de l’argent à tout prix. C’est poursuivre un but pour ces coopérateurs.

« Une coopérative c’est réaliser un projet et faire en sorte de gagner tous ensemble »., Sébastien Janssens © A.Tytgat
Comment gérer l’incertitude d’une coopérative ?
Dans toute activité économique, on est soumis à une incertitude. En ce qui concerne notre activité, nous sommes gérés par la FSMA, une institution qui garantit la sécurité des valeurs financières et la protection des consommateurs. Pour les coopérateurs, nous sommes dans l’obligation de les informer que quand ils achètent des parts de coopérateurs, il y a toujours un risque de ne pas récupérer leurs fonds.
Le principe « une personne = une voix », où poser la limite ?
Pour tout de même garder la structure initiale, nous avons créé un conseil des garants. À l’assemblée générale, tout le monde vote, mais si une majorité de coopérateurs souhaite modifier complètement le projet, le conseil des garants mettra son veto.
La situation des indépendants en Belgique est compliquée, la coopérative est la solution.
Même si je suis convaincu du principe, ce n’est pas la seule manière. Il faut d’abord avoir une idée et y réfléchir assez longtemps pour savoir si l’activité économique répond à un besoin ou de créer le besoin si nécessaire. Mais le caractère coopératif n’indique pas si le projet est bien exécuté ou non.
Les coopérateurs participent aux activités et à la gestion du bar.
L’idée c’est que plus tard nous créons des événements autour des coopérateurs et de la vie en coopérative et donc demander la participation des coopérateurs. Nous allons essayer de les faire participer à des soirées qui leur seront dédiées et des bénéfices leur reviendront.
L’aspect coopératif est plus adéquat pour un bar.
Je suis convaincu du système économique que représente la coopérative en tant que telle. Le bar, ça a été un coup de chance, c’est un ami autour d’un verre qui m’a dit qu’il avait un bâtiment pour moi, je l’ai visité et je me suis dit que c’était le moment de se lancer. Si demain ça s’arrête, je serai plus triste de l’arrêt du projet que de la perte d’argent.